lundi 24 mars 2014

Votez Henri

Enfin ça y est, les élections sont là, toutes frétillantes, pimpantes, sonnantes et trébuchantes. Grâce à la campagne électoraliste, les têtes de connards (et de connasses, égaliteuy !) fleurissent tous les deux mètres dans les rues du bonheur démocratique. Cette année, le printemps nous apporte deux catégories d'affiches de merde :

un) les affiches avec tête de connard (ou de connasse!) dégueulant un sourire d'enculé(e). Cette tête est insérée entre plusieurs mots qui forment un slogan de niveau + 238 créé par des rongeurs condescendants à ventre mou et vaste à l'attention de la plèbe de débiles ignares et flasques que nous sommes, nous autres les mammifères votants. Allez, chante la tête sur cette affiche, votez pour moi bande de vers de terre, que je vous encule un peu plus avec votre propre pognon en répartissant vos richesses dans mes poches, regardez, regardez mon beau slogan de primate trisomique et aussi mon sourire en forme de caca liquide.

deux) les affiches avec tête de connard (ou de connasse!) dégueulant un sourire d'enculé(e), mais sans slogan. Vous autres les mammifères votants êtes tellement débiles que je n'ai même pas besoin d'écrire un slogan bien poisseux, de toute façon vous savez à peine lire, dit cette tête avec son sourire de très grosse pute. Mon sourire en forme de caca liquide suffit. Votez pour moi et je vous promets implicitement, sans slogan, de vous enculer. D'ailleurs, je vous encule.

Voilà. N'hésite pas à aller voter, ça te fera une promenade entre deux Brad Pitt.
Entre temps, si ton Brad Pitt tombe en panne, pour bien comprendre comment et pourquoi les affiches de l'élection veulent t'enculer avec du sable, tu peux toujours te repasser les phrases de Henri Laborit. Bon, ce n'est pas très intéressant ce qu'il raconte, et puis ça ne parle pas d'amour de façon sensationnelle. Non, franchement, ce type n'est pas une gloire, son intelligence émotionnelle ne semble pas bien bien élevée, il ferait mieux d'apprendre à parler de ses sentiments de son vécu plutôt que de domination et de cortisol. On l'eskuse un peu (mais pas tout) : il a vécu à l'époque d'avant twittbook, quand c'était moins facile de partager ses émotions de l'instant et que les gens avaient un peu trop tendance à lire des livres, ces trucs chiants trop pas cool. Ça embrouillait la réflexion paske plus que 140 lettres de l'alphabet (incluant ponctuation), c'est n'importe quoi, et puis ça nuisait à la spontanéité de l'émotion (des sentiments). Bon, il y a quand même Nelly Arcan pour rattraper. Heureusement que nous sommes maintenant.





Pour une jolie synthèse en papier de qualité avec des illustrations charnues, ce livre est ton idéal compagnon de chevet :

Comme ça, t'es pas obligé de lire tous les autres livres qui comportent un nombre de pages beaucoup trop gros. On n'a pas non plus envie de se prendre la tête tout le temps.

Mais tout ceci représente du temps de neurone devenant indisponible pour ton Brad Pitt. La rédaction s'en excuse, elle ne voulait pas te détourner de ta foi en le divertissement. Pour se faire pardonner, elle t'offre une compensation glorieuse :


Quel que soit l'angle sous lequel on l'étudie, ceci est beaucoup plus intéressant que n'importe quelle chose bradpittesque. D'accord, sauf 12 Monkeys, d'accord. Mais c'est tout. Thelma & Louise, ça compte pas.


ABSTENTION - OCCLUSION - CONSTIPATION

dimanche 16 mars 2014

Raconte-moi ton intestin

Mais alors ! Mais oui ! Mais ! Mais c'est un joli intestin ça madame ! Mais oui ! Mais oui mais oui mais oui ! Tout joli et tout content ! Et qu'est-ce qu'il raconte cet intestin ? Moui ? Hein ? Alors ? Alors, qu'est-ce qu'y dit le joli petit intestin ? Que-est-ce qu'y dit ? Oh ! Ah ! Mais oui ! Il en raconte plein des choses toutes marron toutes marron ! Et il en a d'autres à offrir, le joli intestin ! Mais oui madame ! Mais c'est mon intestin ça ! C'est l'intestin à sa maman ça ! Qu'il est tout mignon cet intestin, il a encore fabriqué ceci et cela :


Imagine une rivière. Laisse-toi aller doucement, penche un peu la tête. Une rivière. Il y a ses berges paisibles, et il y a le soleil par au-dessus. Tu y es. Ton poil ondule joliment avec les allées et venues de la brise. C'est ici. Tu avances dans la rivière, jusqu'aux chevilles. Tu lèves les yeux vers le ciel, puis tu baisses la têtes, tes lèvres s'incurvent symétriquement et tu vomis. Tu viens de te rendre compte que ça pue horriblement : ça sent le caca. Ton estomac n'en croit pas ses yeux. Tu viens de dégueuler tes trois meilleures tartines. C'est bien normal car cette rivière est un peu particulière : c'est une rivière de caca. Tu fréquentes la rivière des conséquences de notre intestin préféré. Son débit rappelle une grosseur de fleuve qui accepterait un cuirassé. Bien maniée, une barque permettrait d'en traverser la largeur en moins de 45 minutes, pourvu que le rameur respire par la bouche. Il lui faudrait également être concentré et précis car des formations de caca plus denses perturbent la régularité de la liquéfaction. Certains grumeaux sont plus dangereux que d'autres, il faut absolument les éviter afin de refuser un destin de Titanic ce qui est très inintéressant dans une rivière de caca. Évite un naufrage répugnant, contourne absolument Les garçons et Guillaume à table, cette accrétion anguleuse dont l'expulsion a dû laisser une vilaine cicatrice d'écorchure à notre intestin préféré. En temps normal, un tel pâté piteux ne mériterait même pas que l'on utilise un demi-synapse pour relayer le souvenir soporifique de son existence révoltante pour la conscience, l'âme et le gonrsle (le gonrsle est une entité supplémentaire à l'âme, comme tu l'ignores sûrement car tu n'es pas très renseigné sur les choses intéressantes; alors on te l'esplique : de même que l'âme est une entité supplémentaire à la conscience et qui habite dans la métaphysique de l'univers, le gonrsle enveloppe l'âme de son aura existentielle dans la dimension métamétaphysique de l'univers; quand l'âme meurt, le gonrsle retourne au Graradis, chef lieu de Gruradus Polompode le messie des messies de la gentillesse illimitée fils de Prulu-Créateur de Dieu, poursuivre son chemin de gonrsle comme par exemple trouver une nouvelle âme toute propre dans laquelle se réingonrsler, sauf si l'âme précédente avait vendu son gonrsle à Gonslifer, le chef en chef de Baaarbaararabr, cet endroit abominable où toute joie est coupée en 11 avec un coupe-glonjr et les morceaux enfermés dans des métaslips enterrés, aussi faisons gaffe à ce qui arrive avec notre gonrsle et ne lui faisons pas voir n'importe quelle merde).
Mais [attention] nous ne sommes pas en situation normale, cette choses affreuse a remporté CINQ CÉSARS ! Oui madame ! CINQ ! Mais si ! Ni trois ni quatre, mais CINQ ! Bien nentendu, peu importe. La configuration ouroboresque de notre intestin préféré laisse facilement augurer ce genre de résultats. C'est ça le progrès, ventrifier sans regarder à la dépense, le ridicule n'existe plus.
Cette chose affreuse prétend divertir et émouvoir dans la bonne humeur du rire et de la tendresse, mais c'est faux. Dès immédiatement, tu sens ton gonrsle se craqueler. Tu s'effrites. Tu subodores en moins de cinq minutes de film que tu affrontes là un amoncellement visqueux de poussives agrégations et après avoir irrémédiablement perdu tout ton temps, tu confirmes, et tu croasses. Cette inflation insupportable de fadeur infinie et de clichés te font regretter l'intensité du club Dorothée. Oh ! Par le biais de diverses scénettes pré-téléphonées de niveau Martine se fait enculer par un zèbre obèse non rayé (= poney), on croyait que Guillaume était une grosse tantouze, mais en fait non ! Vivement le prochain Sophie Marceau.


Le lendemain, souffreteux mais avide de vengeance, tu projettes de glousser enfin, en compagnie de Thierry et de ses amis bureliers. Tu saisis alors ce Quai d'Orsay en pleine innocence de l'espoir. Eh bien conclusion et résultat, crois-le où non, le résultat est encore inférieur, mais si, à Guillaume. Exploit d'Olympie. C'est fou, ici on ne prend même pas la peine de mettre en place un semblant d'ébauche de trame de fond (sans parler de scénario, n'exagérons rien). L'expression du vide absolu s'épanouit dans toute la richesse de l'inexistence et de l'impalpable. Le vide de déploie à la vitesse du slip de Bud Spencer. Tu luttes contre le sommeil et la diarrhée de toute la force de tes constrictions pendant chaque minute, l'une après l'autre et sans aucun répit. Tu le sais maintenant : Quai d'Orsay est la merde la plus démesurée depuis au moins une semaine et demie. C'est tellement sans intérêt, c'est d'une nullité si extrême que ton gonrsle se disloque dangereusement par abus de fluctuations en plein néant. Il est urgent de convoquer tes meilleures introspections pour résoudre les angoisses qui émergent avec voracité dans ton for intérieur. Tu se demandes ce qui arriverait à l'univers si tout le monde travaillait comme les nains au caca de l'industruie cinématographesque. Aucun doute, ce serait l'enfer, puis le Baaarbaararabr. Les restaurants feraient tous du surgelé. Les voitures n'auraient pas de roues ni de moteur. Les avions exploseraient dès qu'on les mettrait en route. Les boulangers feraient leur pain avec du plâtre. Tout la musique disponible ressemblerait à Nickelback et Joey Starr (alias Didier Morville). Les toilettes ne seraient raccordées à rien. Avoir un chat serait obligatoire. Les piscines seraient pleines de pipi. Les pizzas seraient livrées par la poste. Roberto Di Caprio serait considéré comme un artiste.

Amen.



Veux-tu apprendre à lire ? Essaie cela

Le belge est-il aussi con que le français ? N'attends pas 2505 pour le savoir:


samedi 1 mars 2014

Raconte-moi ton âme

Bonjour. Comment vas-tu ? Bien, merci. Aujourd'hui, je voudrais te parler de ton âme et de ton slip. Tu portes un slip, mais portes-tu une âme ? Crois-tu posséder ton âme, ou bien crois-tu qu'elle te possède ? Tu possèdes ton slip, mais quelque part au niveau du cul, il te possède, penses-y. Lorsqu'il est sale, tu obéis, tu le laves. Dois-tu laver ton âme ? Peux-tu la salir ? Ou bien est-elle victime d'érosion invisible ? Alors ton âme est-elle éternelle ? Ou bien subit-elle une péremption proportionnelle à celle de ta viande ? Ton slip est éternel. Lorsque tu mourras, il pourra servir à des gens du futur. Tant qu'il est bien entretenu, ton slip n'a pas de raison de durer moins longtemps que l'univers. Au pire, lorsque les planètes et les étoiles commenceront à se désintégrer, on pourra l'envoyer dans une capsule blindée sous vide à travers les profondeurs de l'espace, protégé par un champ de force invincible et escorté par douze vaisseaux équipés de tourelles à mitraillettes à rayons de destruction et de missiles à antimatière. Ton âme a-t-elle la même puissance ? J'ai posé des question à plusieurs imèles, j'ai obtenu un remarquable taux de réponse de 0%, alors c'est ton tour. Crois tu en ton âme autant qu'en ton slip ? Un peu moins ? Mais pourquoi un peu du tout ? Quels indices te laissent supposer que ton âme est quelque chose de plus qu'une abstraction de ton vocabulaire ? Quelles sont les escaliers qui dévalent sur cette impression ? En outre, quel serait l'impact de ton âme sur toi-même ? Ton slip remplit sa fonction de garde-poils et de protège caca, que fait ton âme ? Tu sais te servir de ton slip, mais sais-tu te servir de ton âme ? Inscris tes conclusions dans le commentaire ou signale-les à rogermag.com@rogermag.com. Tu cours la chance de gagner une superbe croisière en bateau. Ces lectures primesautières et mutines pourront te donner matière à glousser en y pensant :


Ce film t'aidera à patienter :
Ce livre saura également remplir plusieurs de tes heures de ravissement :
(ATTENTION) le film dérivé n'est que très inférieur, malgré son personnel de première ligne.
Et pour finir dans les divertissements délicieux, une autre légèreté bien agréable en ces temps froids et corrompus :
C'est frais, c'est pimpant, c'est comme une mousse au citron pour le neurone. Malgré une envergure moins impériale que celle de "Le vieux...", cette chaleureuse aventure illumine notre âme pour les décennies suivantes et même celle-ci.
D'accord. C'est bien, mais après toutes ces lectures sans image, un peu de détente nous sera nécessaire, alors place à une comédie bon enfant du type "Les sous-doués passent le bac" en un petit peu plus concerté :