dimanche 13 octobre 2013

Guide de survie en milieu positif

C'est l'heure des loisirs, se dis-tu, les pouces endoloris après plusieurs efforts. Tu hésites sur les moyens de te divertir. La rédaction va encore une fois t'aider. Bien nentendu, il s'agira de produits de l'industrie du cinématographe, car tu as perdu ton livre. Voici donc la sélection de nos laboratoires, classée selon des critères.

Films français rigolos
Au bout du conte : voici un joli film mettant en scène les relations humaines au niveau des sentiments et de la liberté. D'habiles chaussures et gros plans de pommes, voire un miroir, ajoutent une jolie atmosphère de féerie parmi cela. Les hypocrisies tombent et l'amitié triomphe. Les riches sont des enculés et les artistes sont des créateurs : la philosophie est à fleur de peau.
La cage dorée : de riches enculés profitent allègrement de la gentillesse de leurs concierges portugais. La liberté crie son nom et il faut abattre l'hypocrisie des mensonges. Heureusement, le bonheur triomphe dans l'amour et l'amitié à la campagne entre les classes sociales. Aidons-nous les uns les autres et il fera beau.
La traversée : oulala, que de mystères dans ce film mystérieux. Les protagonistes sont en proie à une tempête de négativité à la suite d'une petite fille fantôme. On suspecte des traîtres et de riches enculés. Une intrigue obscure se dessine méticuleusement en arrière-plan, des choses deviennent de plus en plus étranges et tu te demandes vraiment si le bureau d'étude qui a monté ce film va vraiment oser utiliser le coup de théâtre inusité "mais en fait ils sont déjà morts !" ou plutôt le "mais en fait c'est un rêve !". Eh bien non, camarade citoyen, non, aujourd'hui tes subventions sont maximisées, c'est un deux-pour-un inespéré ! Oui, car les deux grosses ficelles bien grasses servent concomitamment de conclusion à cet exemplaire paquet de caca pseudo surnaturel.
Mohamed Dubois : attention, cette comédie pleine de nuances mélanges des riches qui ne sont pas tous des enculés avec des pauvres qui ne sont pas tous gentils (quoique si, en fait). Il y a des gags de gros mots et de quiproquos, et puis des révélations de vérité en pleine face toute crue pour combattre l'hypocrisie. Ce film n'est pas que rigolo, il est aussi tendre et grave. Les discriminations, c'est mal, mais quand on travaille ensemble dans l'amitié, rien n'est impossible. Sache le. SOS Racisme macht frei.

Films de divertissement américain
Voltage : celui-ci est en fait indien vue la pigmentation des gens. C'est quand même de la très grosse merde. On pourrait croire que c'est un film pour enfants et se permettre de la mansuétude, mais vue la multiplication des scènes de vidéo-clips avec des nichons et des culs bombés, non. Sinon, il y a des trucs de vilains robots pourris et des scènes de batailles moins bien que dans un film de 1991. C'est long, mou et moisi, si tu tiens jusqu'au bout tu gagnes ma machine à laver.
Oblivion : Tom Cruise habite dans une maison avec que des baies vitrées. Il fait de la moto du futur et écoute des vinyles de Pink Floyd en cachette. Il y a des méchants de l'espace, mais en fait non ce sont juste des gens avec des casques et les vrais méchants ne sont pas ceux que l'on croit. C'est fou. Ce "film" n'est pas de série B car il y a Tom Cruise et Morgan Freeman qui sont aussi nuls que d'habitude, l'histoire est nulle niveau 133, chaque scène annule la précédente dans l'esprit de la continuité de la logique et le tout est une ignoble tentative nullissime de pomper de vrais films de science fiction. Non, ce film est une série ZZZ qui devrait avoir être honte d'être moins intéressant que Sharknado, Avalanche Sharks et Dinoshark. Incroyable.
World War Z : dans un futur de bientôt ou dans un présent parallèle, un blondinet familial avec les cheveux de Kurt Cobain se demande bien pourquoi plein de zombies font chier en courant partout. On se dit que ça va être intéressant, mais non, Kurt Cobain mène une enquête plus nulle qu'un demi-épisode de Maigret et tout finit bien dans les embrassades de l'entraide. Les zombies s'entassent en pixels poisseux et la différence entre World War Z et Rise Of The Zombies (une authentique série Z) est simplement le budget et la taille des sandwiches mangés pendant le tournage. Rise Of The Zombies a même de meilleurs effets viandeux. Que de caca zombifiste à tous les étages.
The Colony : l'homme occidental est un enculé et maintenant il neige partout. Des gens dans un tunnel se font attaquer par des cannibales analphabètes dans un tunnel. Fort astucieusement, le chef des cannibales symbolise l'enculé d'homme occidental de société de consommation abominatrice, mais heureusement, il meurt. On apprécie toujours un film engagé qui ne mise pas tout sur l'action et sait délivrer un pieux message de conscience sociale éveillée. Bravo.
Now You See Me : des magiciens branchouilles font semblant de se disputer avec un policier cool. Ils sèment la justice et la morale en donnant aux pauvres l'argent d'enculés de riches. Ils font des courses d'auto et des batailles. Au bout d'un moment tu supputes que l'absence de réel méchant devrait aboutir à une machination finale inouïe : en fait, ils sont tous de mèche. Eh bien oui, tu as raison. Tu es tout retourné à la fin quand tu t'aperçois que le policier faisait semblant et tout le monde gagne dans la foi de l'amour. Le seul qui perd est cet imbécile de Morgan Freeman (ben oui) qui faisait rien qu'à vouloir tuer le rêve et la passion avec son esprit cartésien de sale sceptique fermé d'esprit. Bien fait.

Voilà pour les particularités artistiques de chacune de ces citernes de merde. Évidemment, la trame universelle du film parfait est à l'oeuvre sans coup férir dans chacun de ces tonneaux de chiasse, à savoir : mise en place, développement positif, regain de terrain des méchants et on se demande bien comment les gentils vont s'en sortir, et puis pouf remontage de pente en apothéose victorieuse pleine d'espoir. Le cinéma n'est pas un art mais bien une industrie. Et maintenant, place à la musique.

Maintenant il est temps de se cultiver un peu et de révéler quelques secrets camouflés par la CIA :




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