dimanche 16 mars 2014

Raconte-moi ton intestin

Mais alors ! Mais oui ! Mais ! Mais c'est un joli intestin ça madame ! Mais oui ! Mais oui mais oui mais oui ! Tout joli et tout content ! Et qu'est-ce qu'il raconte cet intestin ? Moui ? Hein ? Alors ? Alors, qu'est-ce qu'y dit le joli petit intestin ? Que-est-ce qu'y dit ? Oh ! Ah ! Mais oui ! Il en raconte plein des choses toutes marron toutes marron ! Et il en a d'autres à offrir, le joli intestin ! Mais oui madame ! Mais c'est mon intestin ça ! C'est l'intestin à sa maman ça ! Qu'il est tout mignon cet intestin, il a encore fabriqué ceci et cela :


Imagine une rivière. Laisse-toi aller doucement, penche un peu la tête. Une rivière. Il y a ses berges paisibles, et il y a le soleil par au-dessus. Tu y es. Ton poil ondule joliment avec les allées et venues de la brise. C'est ici. Tu avances dans la rivière, jusqu'aux chevilles. Tu lèves les yeux vers le ciel, puis tu baisses la têtes, tes lèvres s'incurvent symétriquement et tu vomis. Tu viens de te rendre compte que ça pue horriblement : ça sent le caca. Ton estomac n'en croit pas ses yeux. Tu viens de dégueuler tes trois meilleures tartines. C'est bien normal car cette rivière est un peu particulière : c'est une rivière de caca. Tu fréquentes la rivière des conséquences de notre intestin préféré. Son débit rappelle une grosseur de fleuve qui accepterait un cuirassé. Bien maniée, une barque permettrait d'en traverser la largeur en moins de 45 minutes, pourvu que le rameur respire par la bouche. Il lui faudrait également être concentré et précis car des formations de caca plus denses perturbent la régularité de la liquéfaction. Certains grumeaux sont plus dangereux que d'autres, il faut absolument les éviter afin de refuser un destin de Titanic ce qui est très inintéressant dans une rivière de caca. Évite un naufrage répugnant, contourne absolument Les garçons et Guillaume à table, cette accrétion anguleuse dont l'expulsion a dû laisser une vilaine cicatrice d'écorchure à notre intestin préféré. En temps normal, un tel pâté piteux ne mériterait même pas que l'on utilise un demi-synapse pour relayer le souvenir soporifique de son existence révoltante pour la conscience, l'âme et le gonrsle (le gonrsle est une entité supplémentaire à l'âme, comme tu l'ignores sûrement car tu n'es pas très renseigné sur les choses intéressantes; alors on te l'esplique : de même que l'âme est une entité supplémentaire à la conscience et qui habite dans la métaphysique de l'univers, le gonrsle enveloppe l'âme de son aura existentielle dans la dimension métamétaphysique de l'univers; quand l'âme meurt, le gonrsle retourne au Graradis, chef lieu de Gruradus Polompode le messie des messies de la gentillesse illimitée fils de Prulu-Créateur de Dieu, poursuivre son chemin de gonrsle comme par exemple trouver une nouvelle âme toute propre dans laquelle se réingonrsler, sauf si l'âme précédente avait vendu son gonrsle à Gonslifer, le chef en chef de Baaarbaararabr, cet endroit abominable où toute joie est coupée en 11 avec un coupe-glonjr et les morceaux enfermés dans des métaslips enterrés, aussi faisons gaffe à ce qui arrive avec notre gonrsle et ne lui faisons pas voir n'importe quelle merde).
Mais [attention] nous ne sommes pas en situation normale, cette choses affreuse a remporté CINQ CÉSARS ! Oui madame ! CINQ ! Mais si ! Ni trois ni quatre, mais CINQ ! Bien nentendu, peu importe. La configuration ouroboresque de notre intestin préféré laisse facilement augurer ce genre de résultats. C'est ça le progrès, ventrifier sans regarder à la dépense, le ridicule n'existe plus.
Cette chose affreuse prétend divertir et émouvoir dans la bonne humeur du rire et de la tendresse, mais c'est faux. Dès immédiatement, tu sens ton gonrsle se craqueler. Tu s'effrites. Tu subodores en moins de cinq minutes de film que tu affrontes là un amoncellement visqueux de poussives agrégations et après avoir irrémédiablement perdu tout ton temps, tu confirmes, et tu croasses. Cette inflation insupportable de fadeur infinie et de clichés te font regretter l'intensité du club Dorothée. Oh ! Par le biais de diverses scénettes pré-téléphonées de niveau Martine se fait enculer par un zèbre obèse non rayé (= poney), on croyait que Guillaume était une grosse tantouze, mais en fait non ! Vivement le prochain Sophie Marceau.


Le lendemain, souffreteux mais avide de vengeance, tu projettes de glousser enfin, en compagnie de Thierry et de ses amis bureliers. Tu saisis alors ce Quai d'Orsay en pleine innocence de l'espoir. Eh bien conclusion et résultat, crois-le où non, le résultat est encore inférieur, mais si, à Guillaume. Exploit d'Olympie. C'est fou, ici on ne prend même pas la peine de mettre en place un semblant d'ébauche de trame de fond (sans parler de scénario, n'exagérons rien). L'expression du vide absolu s'épanouit dans toute la richesse de l'inexistence et de l'impalpable. Le vide de déploie à la vitesse du slip de Bud Spencer. Tu luttes contre le sommeil et la diarrhée de toute la force de tes constrictions pendant chaque minute, l'une après l'autre et sans aucun répit. Tu le sais maintenant : Quai d'Orsay est la merde la plus démesurée depuis au moins une semaine et demie. C'est tellement sans intérêt, c'est d'une nullité si extrême que ton gonrsle se disloque dangereusement par abus de fluctuations en plein néant. Il est urgent de convoquer tes meilleures introspections pour résoudre les angoisses qui émergent avec voracité dans ton for intérieur. Tu se demandes ce qui arriverait à l'univers si tout le monde travaillait comme les nains au caca de l'industruie cinématographesque. Aucun doute, ce serait l'enfer, puis le Baaarbaararabr. Les restaurants feraient tous du surgelé. Les voitures n'auraient pas de roues ni de moteur. Les avions exploseraient dès qu'on les mettrait en route. Les boulangers feraient leur pain avec du plâtre. Tout la musique disponible ressemblerait à Nickelback et Joey Starr (alias Didier Morville). Les toilettes ne seraient raccordées à rien. Avoir un chat serait obligatoire. Les piscines seraient pleines de pipi. Les pizzas seraient livrées par la poste. Roberto Di Caprio serait considéré comme un artiste.

Amen.



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