vendredi 20 décembre 2013

ALARM ! MISE À JOUR IMPORTANTE!

Tu pensais qu'après Pauvre Richard, cet antifilm olympique de niveau 38 x 29 x 31, tu avais atteint le nadir absolu du super-caca, et que tu allais devoir te faire greffer un nouveau système limbique (de pigeon, pour plus de sécurité). Et bien sache-le, le progrès n'arrête jamais sa course folle vers l'avenir et tu peux faire aussi bien, sinon mieux, avec cette abomination "Je suis fan du Standard" que même un projet de fin de trimestre de secondaire pour délinquants analphabètes (pléonasme orthodoxe) n'aurait osé proposer à un visionnement public :


En résumé : c'est hypra-nullissime de A à ß. "Scénario", "dialogues", "comédiens", tout est


Heureusement, en rattrapage, notre bonne humeur sera rapidement regonflée grâce aux requins fantômes. Merci l'inépuisable industrie du film de requins! Sans toi, nous ne serions plus que des choses blasées !



Avatar 2 : NON ! Prometheus 2 : NOOOOOON !! GHOST SHARK 2 : OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!

dimanche 15 décembre 2013

Commissure du schlumu

La neige immacule le panorama de sa blancheur puéricultrice. Les flocons grassouillets se posent par milliards avec la majesté d'une invasion extra-terrestre gagnée d'avance. Les pelles s'activent âprement autour des véhicules sertis. Les cabas cahotent et patinent. Les quadrupèdes de compagnie et les gens pressés confirment jaunement leur passage. Toute cette activité un petit peu énervante confirme ce que tu supputes : ton bien-être sera agrandi si tu restes à l'intérieur de ton domicile personnel. Tu manges quelque chose de gras pour confirmer cela, puis tu procèdes avec concupiscence à la sélection de ton divertissement de loisir. Comme on ne peut pas non plus se prendre la tête tout le temps, il faut bien décompresser, tu n'as qu'un choix, c'est de regarder un film de cinéma bien moelleux. Tu fouilles tes pixels et tu te dis alors, tiens, La grande Boucle, pourquoi pas :


Astérix aime faire du vélo (NDLR: il s'agit d'un précédent Astérix très mauvais, pas le tout dernier, qui est très mauvais, d'où son nom de scène : Chiassetérix). Mais il est marié avec une vigoureuse femelle de l'espèce du Chiantosaure Gnagnagnasorus, bien connue de tout film francophone, et son fils écoute du rap en raillant ses pieds, et en plus ils partent en vacances sans lui. Astérix est donc triste et se change les idées en faisant le tour de France, aidé par les Deschiens et un Belge. Le favori du tour de France est méchant, mais finalement pas tant que ça. Son chef est riche et donc très méchant, heureusement qu'il va en prison à la fin cet enculé. Il y a des péripéties d'argent, ce sale argent des enculés de riches, de drogue de tricheur mais en fait non car tricher c'est pas bien, et des retrouvailles père-fils. La femme chiante voit Astérix à la télé et l'embrasse dans la réconciliation. Et voilà. D'accord, ce film ne contient ni Sophie Marceau, ni Tom Cruise, ni pixels de robots, ni costumes avec des capes, mais cela ne suffit pas à le hisser hors de la fosse septique qui est et restera à tout jamais son écosystème. Cette flaque de chiasse pourrie fait saigner les gencives avec la force de The Internshit, mais en français. En outtrention : le taux de glucose de tout spectateur est sujet à explosion à n'importe quel moment. Non recommandé aux personnes de moins de 983 kg.

Cela t'inspire une interrogation profonde : est-il possible de trouver pire en moins de 12 minutes ? C'est un défi. Tu explores avec ferveur les abysses à caca avec la motivation énergique d'y dénicher le vainqueur absolu, le roi de la merde liquide, le dieu du méthane pourri, l'Étron Suprême, et ce en 12 minutes ou moins. Et quand tu tombes sur Pauvre Richard à la neuvième minute, tu sais que tu touches au but et qu'enfin, la lumière éblouira la conscience de tous et de chacun :

Cela se passe dans un quartier de pauvres unis par l'amitié et la coopération. Mais la soeur d'Alain Soral est banquière et donc c'est une vraie salope de pute. Pendant ce temps, l'ami nord-africain de Richard a gagné au loto, mais les autres pauvres croient que c'est Richard. Alors tous les pauvres lui demandent de l'argent, parce que même si les riches sont des enculés, il vaut mieux être un enculé de riche qu'un pauvre pauvre. Mais Richard n'a pas d'argent, alors il ne peut pas en donner aux autres pauvres, qui finissent par le prendre pour un enculé. Des gags de quiproquos s'ensuivent, animés par des grimaces drôles et des situations burlesques avec de la prise d'otage. Smaïn donne des conseils et trouve lui aussi que l'argent, c'est nul. Il y a aussi de la tendresse avec des gros mots par dessus pour faire décalé, tu 'ois. Finalement l'ami de Richard lui donne un gros chèque dans le partage de l'amitié mais Richard le déchire en ricanant car tout le monde sait que l'argent ne fait pas le bonheur et que l'argent n'achète par le plus important, à savoir les sentiments, en plus, alors.
Bon.
Après analyses de nos laboratoires, études de nos autres laboratoires et concertation profonde, la consécration ne peut plus être repoussée : Pauvre Richard est bel et bien le Graal de la diarrhée complète. D'accord, le "scénario" est déjà d'une nullité remarquable, mais sans l'aide des acteurs, du metteur en scène et du monteur, un tel succès n'aurait été possible du tout. Seuls les films de requins faits dans Paint peuvent espérer rivaliser avec Pauvre Richard. Mais Pauvre Richard les supplante grâce à la portée de son message et à la profondeur de son exploration des relations humaines sous l'angle de la comédie fraternelle, alors que les films de requins ne sont que des "films d'action". Les acteurs dans Pauvre Richard sont tous de la trempe olympique de Jurassic Shark et même Jodie Foster aurait du mal à atteindre ce niveau, même avec cette mise en scène de type coulis de maïs; le scripte ferait pleurer un petit éboueur et le montage est une ode aux assiette-souvenirs du Grau-Du-Roi avec des coquillages. L'ensemble du personnel est félicité pour le sérieux de sa création : dégueulage à tous les étages, vomissures à toutes les encoignures.
Alors c'est aux risques et périls de ta bonté que tu sacrifieras des électrons innocents au visionnement de Pauvre Richard. N'oublie pas que les électrons sont la forme élémentaire de la conscience et de la sensibilité, tu ne peux pas leur faire ça, espèce d'ordure insensible. Non, ne les fais pas passer dans Pauvre Richard, sois un homme.

Mais dorénavant, après deux comédies françaises intimistes et chaleureuses, il est temps de retrouver les batailles de fusils et les hommes bourrus, aussi c'est l'heure de Riddick :

Vincent Gas-oil fait du camping sur une planète pourrie en plein réchauffement planétaire avec des cailloux secs et des bêtes. Il est un peu con d'avoir choisi cet endroit, mais maintenant qu'il est là, autant en profiter. Alors il adopte un chien et ils mangent tous deux des poissons. Lors d'une promenade ils tombent sur d'autres campeurs venus en fusées. Comme il va bientôt pleuvoir, Vincent Gas-oil leur demande de lui prêter une fusée pour rentrer et eux ils rentrent dans l'autre. Mais les campeurs ne veulent pas et ça finit en bataille. Il y a un méchant qui veut mettre la tête de Vincent dans une boîte, mais c'est lui qui se fait niquer d'une manière que même Michel Platini aurait ratée. Des monstres attaquent alors tout le monde s'en va.
Il est vrai que ce film est peu citoyen, il n'aborde pas des sujets intéressants comme : la société de consommation détruit les ressources, les musulmans sont tous des terroristes et les riches sont des enculés. Pire, il ne possède rien pour évoquer l'amour de la justice et le respect homme-femme. À un moment, on a peur d'une attaque de guimauve avec la prisonnière libérée, mais non, elle meurt au bout d'une minute. Ici, il ne s'agit que d'une longue bataille avec des monstres plutôt chouettes et un robot-oeil, et des coups de poings, mais sans putains de prises de karaté à la Matrix. Et sans Morgan Freeman, Tom Hanks ou Jason Statham. Il n'y a pas non plus de révélation ultime, ni de couronnement de princesse ou de retour de l'élu, même pas de petit vieux qui dit une sagesse de philosophie ni le moindre entraînement de guerrier qui se concentre tout fort. C'est bien. Enfin une bonne grosse chose qui fait pong. Pong.

Cependant, tout cela ne doit pas nous détourner des vrais artistes, des créateurs de savoir, des génies de la Compréhension. Écoutons maintenant Jéronce Monsuinve eschatologiser avec le brio dont seuls les immenses comme Pablo Picasso et Daniel Cohn-Bendit peuvent se targuer :

"La fin du monde en 2014?" par Louis D... by metatvofficiel

mardi 26 novembre 2013

Expérience de mort imminente

Une question débattue avec vigueur par plusieurs personnes ces temps-ci concerne la fameuse croissance économique : elle ne peut être infinie sur une planète finie. Les vauriens qui affirment cette phrase ont redoublé plusieurs fois car ils n'ont pas écouté en classe quand on leur expliquait la notion d'asymptote. Heureusement, depuis quelques temps, des personnes aguerries s'emparent à leur tour du sujet avec une clairvoyance de citoyen terrestre. Cet article, par exemple, analyse l'essence du problème sous l'angle du caca. Notons en aparté principale que son auteur est trop conservateur dans son chiffre. Nos laboratoires en refait les calculs plusieurs fois et le chiffre final est en fait de un milliards deux cents millions de tonnes par an, avec un écart-type de moins vingt-six kilogrammes. C'est la masse de caca produit dans le monde, le PMC (Produit Mondial de Caca). Et par prudence nous ne mesurons que le caca humain. Cette découverte n'en rend que plus inquiétant le processus expliqué par l'article dont il était question : le caca est dispersé par qui de droit dans les endroits qui lui conviennent et on n'en parle plus jusqu'à la prochaine fois. Mais le cycle du caca ne fait alors que commencer. Il gagne son indépendance. Il s'épanouit selon les lois de la mécanique des fluides. Il voyage de ci, de là, il se scinde, il se transforme, il se dissout un peu partout pour finalement revenir chez nous sous forme de molécules. Nous vivons la grande époque de remontée du caca, plus souvent désignée comme Explosion du Coprolithropocène par les gens en sous-pulls. Dans chaque direction générale, le caca. Partout, le caca, tapi et patient.
Et dans sa vie de tous les instants, chacun peut constater l'influence grandissante du caca. Son omniprésence pernicieuse. Son imprégnation subliminale. Son influence sur les âmes et les slips. Considérons par exemple le loisir de divertissement que nous connaissons bien appelé "cinéma" (une abréviation habile). Quand des gens arrivent à produire un bon film, événement aussi surprenant qu'un championnat d'orvets véliplanchistes, ils poursuivent leur carrière en faisant du caca. L'équipe de District 9 illustre bien cette progression du et vers le caca. Le sourcil incurvé, l'on renifle de loin l'apparition de son nouveau film Elysium (nom latin du Fouquet's), qui selon la promo contient des robots, des mitraillettes et des accidents de véhicules, que de promesses alléchantes :



L'on se dit "Tiens". Puis "Pourquoi pas", puis l'on le visionne car il y a Matt Damon (c'est celui qui ressemble à Harley Flanagan) alors bon d'accord, il y aura de la course à pied et des coups de poings. Mais il y a aussi Jodie Foster, et là ça se corse, comme qui dirait, car Jodie Foster a beau avoir été supplantée par Sandra Bullock au poste de plus mauvaise actrice de l'univers, elle ne faillit pas, elle dispose toujours de son fabuleux jeu de sourcils. Jodie Foster est nulle à chacune de ses apparitions passées et futures. Voilà, on sait que ce film va sentir le caca. Eh bien oui, le caca : la montée de caca a eu le temps. Appuyons sur Play. Pour commencer, un écriteau nous raconte la mise en place suivante : "Bonjour ! Je m'appelle Jantoine Gulumet et je vous présente mon film que j'ai pompé sur Zardoz avec mes petites babines : c'est l'histoire de ces enculés de riches qui sont partis habiter sur Mir se la couler douce en buvant des cocktails au bord de la piscine pendant que nous autres, les gens bons, habitons dans les gravats sur terre en suçant des cailloux". S'ensuivent plusieurs scènes d'hôpital québécois, d'usines inhumaines et de robots impitoyables. Il fait beaucoup trop chaud, et il y a des flash-back mexicains. L'émotion est au rendez-vous, pas seulement l'action effrénée. Puis Harley Flanagan veut boire du café avec Judith, la fille aînée de Judith est très malade et Harley tombe aussi très malade à cause de son enculé de contre-maître et il part se venger de son enculé de patron en se faisant greffer des morceaux de fer. Un écossais vraiment méchant arrive et lui donne des coups de pied et un coup de couteau après avoir lancé trois missiles depuis sa camionnette (pourtant ils ont certainement des camionnettes sur Mir, mais passons). Finalement tout le monde va sur Mir en fusée avec une clef USB pour rebooter leur Skynet et mettre la fille de Judith dans le four à micro-ondes-qui-guérit et pouf, les méchants meurent tous et les robots deviennent gentils et je te garantis que ces enculés vont moins rigoler au bord de leur piscine.


Maintenant, soyons sérieux. Elyisum n'était qu'un inoffensif apéritif, il n'arrive pas à la cheville de The Internship. Ceci est une oeuvre majeure car elle détrône toutes les pires hypra-bouses de Batman of Steel à Iron Thor, même sans slip blindé :



Des abrutis font un stage avec des crétins chez un célèbre fabriquant de bits. Ils font un concours, il y a des turpitudes et l'amitié triomphe car c'est en équipe que les émotions et les rires. C'est indescriptible. La fascination que suscite cet assemblage de prurit millésimé ne s'illustre par aucune analogie. Il faut le voir pour le croire. C'est une épreuve de la vie.

Et pour compléter un tiercé gagnant, une soirée diarrhée ne saurait être un succès véritable sans une bonne séance de Paranoia, le thriller technologique époustouflant avec Sid Vicious et Han Solo :



Des enculés de riches se disputent pour un téléphone pliable. Un gentil pauvre avec la coiffure d'Elvis les aide sous la menace puis les encule, ces enculés. Bien fait, bande d'enculés. Ensuite il y a un coup de théâtre incroyable. Ah, ces enculés ils ne reculent devant rien. D'ailleurs pour mieux comprendre le message de ce film citoyen, on notera que le jeune benêt porte un costard quand il fait des choses d'enculé, puis un jean's quand il fait des choses de pauvre. Attention, symbolisme. Mais finalement le génie créatif fabrique toujours la justice avec une bonne connexion wifi dans le café d'en face. Heureusement, ça finit bien. Les émotions de l'amitié et l'amour en banlieue avec du travail honnête dans sa propre start-up qui visera à aider et pas à devenir un empire d'enculés valent bien plus que vos escaliers en marbre. No pasaran !

Prenez garde, le visionnement de ces films pourrait vous précipiter dans les pires traumatismes. Voyez dans quel état se retrouve maintenant Slonse Awamu :


En vérité, en vérité, pour éprouver un ontologique élan de plaisir avec des images qui bougent, il vaut mieux choisir autre chose.

On vous avait pourtant prévenus !

dimanche 13 octobre 2013

Guide de survie en milieu positif

C'est l'heure des loisirs, se dis-tu, les pouces endoloris après plusieurs efforts. Tu hésites sur les moyens de te divertir. La rédaction va encore une fois t'aider. Bien nentendu, il s'agira de produits de l'industrie du cinématographe, car tu as perdu ton livre. Voici donc la sélection de nos laboratoires, classée selon des critères.

Films français rigolos
Au bout du conte : voici un joli film mettant en scène les relations humaines au niveau des sentiments et de la liberté. D'habiles chaussures et gros plans de pommes, voire un miroir, ajoutent une jolie atmosphère de féerie parmi cela. Les hypocrisies tombent et l'amitié triomphe. Les riches sont des enculés et les artistes sont des créateurs : la philosophie est à fleur de peau.
La cage dorée : de riches enculés profitent allègrement de la gentillesse de leurs concierges portugais. La liberté crie son nom et il faut abattre l'hypocrisie des mensonges. Heureusement, le bonheur triomphe dans l'amour et l'amitié à la campagne entre les classes sociales. Aidons-nous les uns les autres et il fera beau.
La traversée : oulala, que de mystères dans ce film mystérieux. Les protagonistes sont en proie à une tempête de négativité à la suite d'une petite fille fantôme. On suspecte des traîtres et de riches enculés. Une intrigue obscure se dessine méticuleusement en arrière-plan, des choses deviennent de plus en plus étranges et tu te demandes vraiment si le bureau d'étude qui a monté ce film va vraiment oser utiliser le coup de théâtre inusité "mais en fait ils sont déjà morts !" ou plutôt le "mais en fait c'est un rêve !". Eh bien non, camarade citoyen, non, aujourd'hui tes subventions sont maximisées, c'est un deux-pour-un inespéré ! Oui, car les deux grosses ficelles bien grasses servent concomitamment de conclusion à cet exemplaire paquet de caca pseudo surnaturel.
Mohamed Dubois : attention, cette comédie pleine de nuances mélanges des riches qui ne sont pas tous des enculés avec des pauvres qui ne sont pas tous gentils (quoique si, en fait). Il y a des gags de gros mots et de quiproquos, et puis des révélations de vérité en pleine face toute crue pour combattre l'hypocrisie. Ce film n'est pas que rigolo, il est aussi tendre et grave. Les discriminations, c'est mal, mais quand on travaille ensemble dans l'amitié, rien n'est impossible. Sache le. SOS Racisme macht frei.

Films de divertissement américain
Voltage : celui-ci est en fait indien vue la pigmentation des gens. C'est quand même de la très grosse merde. On pourrait croire que c'est un film pour enfants et se permettre de la mansuétude, mais vue la multiplication des scènes de vidéo-clips avec des nichons et des culs bombés, non. Sinon, il y a des trucs de vilains robots pourris et des scènes de batailles moins bien que dans un film de 1991. C'est long, mou et moisi, si tu tiens jusqu'au bout tu gagnes ma machine à laver.
Oblivion : Tom Cruise habite dans une maison avec que des baies vitrées. Il fait de la moto du futur et écoute des vinyles de Pink Floyd en cachette. Il y a des méchants de l'espace, mais en fait non ce sont juste des gens avec des casques et les vrais méchants ne sont pas ceux que l'on croit. C'est fou. Ce "film" n'est pas de série B car il y a Tom Cruise et Morgan Freeman qui sont aussi nuls que d'habitude, l'histoire est nulle niveau 133, chaque scène annule la précédente dans l'esprit de la continuité de la logique et le tout est une ignoble tentative nullissime de pomper de vrais films de science fiction. Non, ce film est une série ZZZ qui devrait avoir être honte d'être moins intéressant que Sharknado, Avalanche Sharks et Dinoshark. Incroyable.
World War Z : dans un futur de bientôt ou dans un présent parallèle, un blondinet familial avec les cheveux de Kurt Cobain se demande bien pourquoi plein de zombies font chier en courant partout. On se dit que ça va être intéressant, mais non, Kurt Cobain mène une enquête plus nulle qu'un demi-épisode de Maigret et tout finit bien dans les embrassades de l'entraide. Les zombies s'entassent en pixels poisseux et la différence entre World War Z et Rise Of The Zombies (une authentique série Z) est simplement le budget et la taille des sandwiches mangés pendant le tournage. Rise Of The Zombies a même de meilleurs effets viandeux. Que de caca zombifiste à tous les étages.
The Colony : l'homme occidental est un enculé et maintenant il neige partout. Des gens dans un tunnel se font attaquer par des cannibales analphabètes dans un tunnel. Fort astucieusement, le chef des cannibales symbolise l'enculé d'homme occidental de société de consommation abominatrice, mais heureusement, il meurt. On apprécie toujours un film engagé qui ne mise pas tout sur l'action et sait délivrer un pieux message de conscience sociale éveillée. Bravo.
Now You See Me : des magiciens branchouilles font semblant de se disputer avec un policier cool. Ils sèment la justice et la morale en donnant aux pauvres l'argent d'enculés de riches. Ils font des courses d'auto et des batailles. Au bout d'un moment tu supputes que l'absence de réel méchant devrait aboutir à une machination finale inouïe : en fait, ils sont tous de mèche. Eh bien oui, tu as raison. Tu es tout retourné à la fin quand tu t'aperçois que le policier faisait semblant et tout le monde gagne dans la foi de l'amour. Le seul qui perd est cet imbécile de Morgan Freeman (ben oui) qui faisait rien qu'à vouloir tuer le rêve et la passion avec son esprit cartésien de sale sceptique fermé d'esprit. Bien fait.

Voilà pour les particularités artistiques de chacune de ces citernes de merde. Évidemment, la trame universelle du film parfait est à l'oeuvre sans coup férir dans chacun de ces tonneaux de chiasse, à savoir : mise en place, développement positif, regain de terrain des méchants et on se demande bien comment les gentils vont s'en sortir, et puis pouf remontage de pente en apothéose victorieuse pleine d'espoir. Le cinéma n'est pas un art mais bien une industrie. Et maintenant, place à la musique.

Maintenant il est temps de se cultiver un peu et de révéler quelques secrets camouflés par la CIA :




jeudi 25 juillet 2013

Guide de l'amour de saison

La vie du singe-en-slip est très bien remplie. Il ne perd jamais jamais jamais son temps, car il ne mesure que trop bien la vastitude de son ignorance de créature arboricole peu poilue et lutte sans répit pour la rétrécir (son ignorance sans limite et surtout sa pilosité rigolote). Après s'être rasé le pubis, il se rend compte par exemple à quel point il est plein de raccourcis débiles, de préjugés caricaturaux, de superstitions moisies, de certitudes en carton mouillé, d'idéologies pâtissières et de slogans gyroscopiques : son état vivement ressenti de manitouriste proto-spirituel à tête chercheuse le rend humble (comme dans humilié) et peu grand (comme dans Napoléon Bonaparte).
Il a honte de ce caca qui a signé un bail éternel dans sa tête et il n'a de cesse de corriger cela, mais d'abord ceci (en l'occurrence sa pilosité, envers laquelle il mène une guerre aussi infinie que pédophile - au moins les résultats sont immédiats, à défaut de pérennes).
Alors qu'il s'indigne noblement des iniquités des infects capitalosaures ou au contraire qu'il fructifie ignoblement sa plus-value (volée, cela va de soi), son année déborde d'occupations extrêmement positives. Les brises tièdes de l'automne sont propices aux âpres réflexions et aux lectures pointues, le manteau immaculé de l'hiver stimule les âpres réflexions et les lectures pointues, tandis que la vigueur du changement du printemps contribue aux âpres réflexions et aux lectures pointues : les trois quarts de l'années sont consacrés à devenir un être humain cultivé et mature. Le singe-taxes le désire et y travaille. C'est magnifique. Cette recherche du progrès de l'intelligence fait plaisir à voir. Les entités gloussent de contentement. Les licornes hennissent de satisfactions. Les anges glapissent de congratulation. L'Univers entre en ébullition de félicité.
Mais à la longue, c'est un petit peu fatiguant pour son axone et le singe-à-téléphone se dit qu'il mérite quand même une relâche bien méritée. Une bonne récré ne peut pas faire de mal. Il le sait et il le revendique. On ne peut pas se prendre la tête tout le temps non plus, n'est-ce-pas-t-il. Alors maintenant que l'été est survenu avec ses degrés Celsius supérieurs et ses orages dominateurs, ses moustiques facétieux en orbites browniennes autour des saucisses cuites à l'extérieur et les décibels des gens aux terrasse des estaminets, le singe-ternet se consacre bonassement aux plus légères improductivités des loisirs futiles, oui, le singe-book s'autorise tout à fait légitimement au relâchement du neurone après tous les efforts fournis pendant les nombreuses saisons non estivales, car il fait chaud et nous sommes en slip.


Et si tout est au mieux, tu es en compagnie d'autres personnes en slip. Lesquels slips peuvent glisser vers le bas à tout moment! Mais malgré ce point d'exclamation, ceci n'est que moins probable du tout, et il vaut mieux envisager d'autres activités légères et non neuro-oppressantes, comme les lectures stupides si tu fais partie des archéologiques manipulateurs de papier, ou les spectacles cinématographiques si tu es un consommateur normal. Oui, mais parmi toute la production vomie quotidiennement par les industries, que choisir, se dis-tu ?
Heureusement la rédaction est là pour te guider dans ton choix libre de consommation légère et distrayante. Non, cet été tu ne seras pas un singe estival perdu dans l'anémie culturelle. Tu vas te distraire tout en apprenant, et ce, sans même quitter les rivages de l'amour (tel qu'insinué pas les habiles allusions ci-dessus aux translations de slips en nombres impairs). Loisir, culture et sentiments d'émotions, merci qui ? Merci la rédaction.

Commençons avec le plus difficile : un livre avec peu d'images. La rédaction à réellement lu l'ouvrage suivant, en possède un véritable exemplaire sur étagère et te le recommande avec toute la foi qu'une montagne peut déplacer :


Ceci est un traité d'amour-gravitation infiniment superbe, imbattable sur le plan scientifique (car complètement indémontable) et d'un style à l'épreuve des mâchoires de Godzilla. Il faut absolument lire ce livre. Sans cette expérience, tu auras beau avoir fait l'amour avec deux femmes bègues simultanément plusieurs fois par semaine pendant quatre ans, ta vie restera bien lugubre et sèche. Amour et gravitation. Nous n'en dévoilerons pas ici le contenu afin de garder intact le plaisir de la lecture. Le lecteur et la lectrice pourront toutefois consulter au préalable le site de l'auteur, le Professeur Larochelle : Science Univers. C'est une mine infinie de savoir imperméable. Un trésor plus vaste que le côté gazeux de François Hollande à la puissance Pauline Marois. Par exemple, parmi des multitudes d'informations de premier plan, on apprend sur ce site scientifique que tout le monde se trompe depuis des dizaines de centaines d'années : en réalité, Pi = 3 (notamment pour les cercles carrés).


Notons que les découvertes révolutionnaires écrites dans ce livre ont permis la conception par la NASA égyptienne d'un autobus pour Alpha du Centipède, qui sera alimenté par des chansons de femmes québécoises et permettra de faire l'aller-retour en moins de trois zer. Quand il sera en service, tu ne voudras pas avoir l'air abruti et continuer d'ignorer de connaître les principes scientifiques de cet autobus (de l'amour). Tu ne voudras pas. Tu voudras pouvoir l'expliquer à table aux autres gens. Alors lis tout de suite Gravitation et Amour. Si tu veux, je te le prête.

L'observateur attentif notera de plus que l'ouvrage Gravitation et Amour fit un tel bruit retentissant dans les milieux autorisés qu'un film exceptionnel en fut inspiré dans l'Hollywood. Ce film-chef d'oeuvre s'intitule Upsidedown (mais sans croix) et raconte l'histoire d'un benêt flasque et d'une endive flétrie de type Roméo Et Juliette (mais avec un texte plus simple, sinon ça fait mal à la tête) habitant chacun sur une planète contiguë non rotationnelle à gravitation inverse, dont l'amour durable vaincra toutes les oppositions malveillantes (notamment celles à la logique). Il y a aussi de riches enculés exploiteurs et de formidables pauvres altruistes, pour ne pas dépayser. Chacun et chacune doit voir ce film, notamment les palestiniens qui puent et les autres abrutis en tanks. Ça leur apprendra les lois de la gravité, les lois de l'amour, et Pi = 3. Dans ce "film" il y a aussi des histoires d'abeilles polyglottes et de feu quand des objets se touchent, mais pas toujours, c'est compliqué, mais c'est normal, la science c'est pas toujours facile, d'ailleurs Pi = 3.



Ce "film" se distingue en outre par l'exceptionnelle qualité de sa trame sonore. On aimerait entendre plus souvent de tels borborygmes pleurnichards de frêles poulains couinant sous le soleil de la lune. "Nickelback nous voilà !" clame ce compositeur de moins de 13 ans. Il aime son travail, c'est évident.

Mais il se fait tard, passons désormais à la recommandation de divertissement cinématographique estival de la rédaction. Non, ce n'était pas Upsidedown, ceci était une simple illustration de l'importance cruciale du livre Gravitation et Amour dont il s'agissait. Or ce livre recommandé nécessite de fournir un effort tout de même gros : la lecture. Et l'été, dans l'optique d'optimiser la seconde loi de la thermodynamique, on préfère voir des films pour se détendre en s'économisant entre deux tartines, plutôt que de s'user à lire. C'est bien normal, tel qu'expliqué longuement ci-dessus. C'est bien normal. C'est bien. Vas te raser sous les bras.

Alors la rédaction n'hésite pas et propulse directement ici le lecteur et la lectrice sur la bande-annonce de Ouf, un divertissement profondément humain en forme de film :



Ce film subventionné a l'air très prodigieux, mais la rédaction aura du mal à expliquer comment-pourquoi car elle fut obligée d'appuyer sur stop puis shift+del au bout de 18 minutes pour passer (avec grand bonheur) à Jurassik Shark (en attendant Sharknado et Zombie Ass).
En effet, malgré l'appât de Luis Rego au générique, Ouf est une abomination globale et insupportable niveau 460, il a donc été impossible d'en visionner les quatre derniers cinquièmes. Ouf, c'est une oeuvre d'amour et de gravitation : c'est lourd, lourd, lourd, et relourd avec des personnages dans une phase de leur vie et que l'on rêve de mixer de leur vivant avec des oignons crus et des chats morts, ou simplement de les gazer, et qui disent des dialogues d'une indigence désormais habituelle mais toujours regrettable, au cours de situations (le scénario) ayant presque autant d'intérêt qu'un concours nocturne de tri de beurre non-salé/mi-salé dans une baignoire sabot. La rédaction remercie d'avance le lecteur ou la lectrice qui l'informera du dénouement de ce "film", même si l'on s'en contrefout consciencieusement avec toutes les énergies de l'indifférence totalitaire, à moins que la conclusion soit un suicide collectif de tous les protagonistes. Cela dit, l'on aurait pu se douter d'avance du côté affreux et irritant de cette diarrhée mouillée et économiser ces 18 minutes vu que le rôle principal du dépressif-à-baffes est tenu par le mollusque blafard qui nous a déjà endormi de main de maître dans les imprescriptibles cochonneries Télé Gaucho et Le Skylab. L'on sait désormais que l'apparition de ce pénible type au générique est un gros feu rouge hurlant "non non non ne télécharge pas ce film !".



Pour conclure ce guide utile et agréable, après la lecture de haut niveau et le cinéma du même plastique, la rédaction offre sa dernière recommandation de loisir estival bien mérité au lecteur et à la lectrice épilés qui voudraient créer leur propre créationnisme : pour notre plus grand bonheur culturel et alternatif, un chauve barbichu intitulé Bob a mis tout récemment en ligne ses émissions de radio de gros calibre (cliquer cette phrase pour un radiogasme suprême). Attention, tant de bonheur doit être consommé avec modération, aussi il ne faut pas écouter plus d'une émission par jour afin de minimiser les risques d'implosion-évaporation. Tu veux discuter avec l'esprit de Napoléon Bonaparte ou de Benito Mussolini ? Tu cherches la vérité sur l'Arche de Noé ? Tu veux connaître la recette de la tarte aux quetsches de ta grand-mère, mais elle est déjà morte ? Pourquoi les extra-terrestres ont-ils enculé ton âne ? La télékinésie de doute t'habite ? À quelle vitesse a lieu la migration nord-sud d'un ange adulte de poids moyen ? Écoute Bob et sache le.



La rédaction espère que toute cette information fut digérée avec sérénité car elle ne voudrait pas brusquer le lecteur ni la lectrice dans son soyeux parcours de vie estivale (bien mérité). Elle souhaite une bonne relaxation à tout le monde. ET N'OUBLIE PAS DE TE RASER LE PUBIS. Bisous.

[Et en attendant l'hiver, il est tout de même possible d'échapper aux adolégoulinements de barbe-à-papa sus-mentionnés et d'assister avec satisfaction aux déferlements de l'amour et de la gravitation des corps astraux par l'entremise de ces supériorités, d'après les lois de la comparaison :



]

lundi 24 juin 2013

Expérience de citoyen

Il se passe des choses innombrables. Le citoyen non attentif risque la croissance de son ignorance si le flot d'électrons caquetants n'abreuve son sillon qu'avec discontinuité. Il le sait, alors il se tient à l'affût, il évite la parcimonie de son savoir. Son qui-vive est sempiternel. Il touite, Mais parfois il doit aller faire caca rapidement et il oublie d'emporter son tiliphone d'internets. Et lorsqu'il n'est ainsi pas coagulé à l'information, le nombres de choses qui ont eu lieu a augmenté dans son insu de citoyen.
Heureusement, la rédaction veille et circonscrit ce qui est important pour l'usage de son facebook de tout à l'heure. En l'occurrence, ces derniers six mois, il s'est essentiellement passé des choses compliquées, comme l'interdiction de faire semblant de fumer dans les lieux publics à cause que ça donnerait envie aux gens de fumer, hyprême abominator cannibalistique. Non non non. Parallèlement, il est encouragé de se droguer avec du matériel propre. Oui oui oui. [x] J'aime. Alors, pour ne pas sombrer dans un paradoxe noueur de neurone, lisons une blague dans la détente du passe-temps. N'oublie pas de te détendre pour passer le temps inexorable, se dis-je, le seul citoyen qui.
Mais le citoyen se questionne ainsi que ses congénères, car il n'est pas que futilité. Il s'implique, il s'investit dans la vie, le monde est son lieu. Quand il a rattrapé le flux du temps réel, les sujets de réflexions abondent en effet. Il faut notamment élucider l'impact de l'absence de slip de Superman 2013, est-ce réellement la validation de l'expression Superman == Jésus ? Est-ce un nouvel attentat de la force noire du libéralisme contre l'herméneutique de l'amour global ? Ou encore un déni de traditions pluri-décennale dans une optique post-moderniste d'exploitation à deux vitesses ?
Le citoyen ne le sait et part louer un torrent. Ça suffit comme ça la prise de tête. Oui, il le reconnait verbalement, les loisirs de distraction constituent son point de focalisation intrinsèque, le reste est tout de même un peu trop chiant. Il aime par dessus tout les pixels qui bougent, par exemple le nouveau bouse-Goldorak ou encore l'ersatz 2013 de Zardoz. Malheureusement, ce faux Zardoz ne possède aucun Sean Connery en slip et risque donc de bien être ce qu'il promet : du caca à très haute densité de brun.
Que faire alors ? Qui sauvera le divertissement citoyen ? Quoi voir ? Se tourner vers l'une ou l'autre des dernières coulées de diarrhée incarnant Bouse Ouillisse ? Non, cela serait tout de même exagéré. Le citoyen se dit qu'il convient plutôt de se tourner vers la production onctueuse des fonctionnaires du rêve éveillé, c'est-à-dire les films artistiques avec des gens qui parlent des dialogues de sentiments de la vie, comme Rue Mandar :

Ah ! Nous voici loin des hélicoptères et des rayons du futur. Mais tout n'est pas perdu, il se peut que ce soit très mauvais tout de même. Et bien oui ! Ce que nous, en temps que spectateurs médusés, perdons en explosions, nous le regagnons par le biais d'une absence complète de ligne de scénario et une abondance de vacuité. Comme d'autres Everest de prétention creuse et poussive, cette pourriture intitulée Rue Mandar est le typique film de famille (ici mâtiné d'une solide promotion du ministère israélien de la propagande) rempli de rien, une suite de scènes intensément sans intérêt avec des personnages pénibles que l'on adorerait transférer dans Human Centipede, voire Serbian Film. Cette chose filmée est en réalité un test de résilience nerveuse, le citoyen qui tient jusqu'au bout remporte la médaille d'or 3000 de résistance à l'exaspération. Mention spéciale double-polype à l'actrice blonde Kimberlain qui devrait effectivement se faire enculer tel que stipulé par un autres des protagonistes moisis de cette grosse merde de film de merde.

Le citoyen n'ayant pas eu de chance avec Rue Mandar, il cherche un autre moyen de divertissement. Tiens ! Un nouveau film avec José Garcia, ça doit être rigolo ! En plus il a une moustache ! C'est rigolo les moustaches ! Allez, on regarde Vive La France, une bonne rigolade en perspective !

Mein Gott, se dit le citoyen atterré qui n'a pas jeté une enclume dans sa télé, mais qui le regrette. Eh oui, la science le prouve : regarder Vive La France procure moins de satisfaction que regarder pendant 90 minutes un chiotte bouché dans lequel ton plus gros ami vient de faire caca (or il avait mangé une choucroute et des poireaux aux frites de porc plus une double tarte aux quetsches). Cette atrocité filmique reprend la trame du Tour de Gaule d'Astérix, avec ses nombreux personnages bourrus et ses dénouements au grand coeur. C'est très original. Que de truculence. En plus il y a un message de société sociale, le citoyen engagé se régale, puis vomit. L'on recommande la chaise électrique pour tous les participants à cette sous-production super-chiassique qui sidère de nullité plusieurs heures après la fin. Vaut-il mieux courir contre des marteaux suspendus à des fils de fer barbelés que voir Vive La France ? C'est très probable.

Mais diantre, est-ce caca obligatoire à tous les étages, n'y-a-t-il point moyen de glousser de bon aloi ? Ah siiiiiii, voici Turf, une comédie prometteuse ! On va se bidonner !

Le citoyen est arrêté par la police car il a jeté sa télé par le fenêtre du sixième étage et a écrasé des jumeaux en poussette. Il a juste le temps de nous résumer le "film" : Chiassetérix et ses trois amis handicapés (dont Jules César) rachètent un cheval de course à Obélix, dans l'espoir de gagner des argents multiples. Le cheval se révèle une vieille carne inutile qui perd toutes ses premières compétitions. On ne devine pas du tout que finalement, le cheval tout pourri va se mettre à courir plus vite, qu'il va gagner la médaille, que la blonde initialement rétive va finalement embrasser Chiassetérix et que les gens vont devenir riche, même si l'argent c'est mal et ce qui compte c'est l'amitié. La rédaction met n'importe quel autre citoyen au défi de sourire une seule fois pendant le déroulement de cette pitoyable flatulence subventionnée, générique inclus. En revanche, on recommande la prudence et l'éloignement des armes à feu pendant la torture du visionnement. Les gens de ce film sont tous vraiment très nuls, ils doivent aller au chômage dans les plus brefs délais impartis. Ou plutôt au four crématoire le plus proche, soyons verts.

Alors la preuve est faite, l'industrie cinéchiassographique n'est qu'une façade pour le blanchiment de l'argent de la mafia. Le rasoir d'Occam a parlé : c'est la seule explication plausible pour tant de nullité surdimensionnée en si peu de "films". D'ailleurs il s'agirait de faire un petit peu attention car avec une telle densité de caca pourri, on approche dangereusement de la singularité du trou brun qui risque d'absorber le système solaire en entier dans son grand scato-vortex. Ce serait tout de même moins glorieux que de se faire vaporiser dans le grand feu nucléaire que l'on nous promet depuis cinquante ans (des promesses, toujours des promesses !), ou de se disloquer infiniment dans le célèbre trou noir du CERN.
En désespoir de cause, frustré de ses velléités de divertissement, interrogatif sur le sens des lignes de la vie du destin, le citoyen n'a plus d'autre projet que recalculer son thème astral, car c'est par lui-même que commence l'ouverture aux autres d'autrui. Puis il scie un chat.